Le château

Le château, un peu d’histoire

Edifié entre 1540 & 1548 par l’architecte Laurent Clary qui traça également les plans du Donjon du Capitole, actuel Office de Tourisme de Toulouse, le château fut construit sur les ruines d’un pavillon de chasse .

Il fut bâti à la demande de Pierre Potier, Seigneur de la Terrasse, Secrétaire de François I°.

Armoiries de PIERRE POTIER

Situé à la limite de la Gascogne et du Languedoc, à égale distance de Toulouse et de SAINT GAUDENS se dresse l’imposant et magnifique château de SAINT ELIX qui surprend par son style renaissance si inattendu dans cette région qui doit sa fortune à la culture du pastel et du lin.

C’est au château que fut écrite, par deux moines bénédictins, la majeure partie de  » l’Histoire du Languedoc ».

Il fut la demeure de Capitouls, d’un Greffier du Parlement, d’un Maréchal de France, échoua à un de PARDAILHAN puis au célèbre et infortuné Marquis de Montespan, avant qu’un de ses héritiers ne le transmit à un archevêque.

Hommes de cour, talentueux artistes, esprits novateurs, ont auréolé le château d’une riche histoire.

Il fut une des premières demeures du début de la Renaissance à posséder une horloge alors que seules quelques tours capitulaires de Toulouse pouvaient s’enorgueillir de ce signe du progrès au milieu du XIV° siècle.

Le Marquis de Montespan y fit jouxter une magnifique Orangerie, on y distilla jusqu’au XIX° siècle une eau de fleur d’orangers fort recherchée.

Le Baron Jean Charles LEDESME agrémenta les jardins et apporta jusqu’à la Révolution de délicats et fastueux embellissements sur tout le domaine.

Le célèbre sculpteur toulousain, François Lucas y laissa sa griffe , nous lui devons le « Salon Bleu » la coquille de marbre, il sculpta les statues du parc , hélas pillées. Aujourd’hui on admire encore les sphynges qui ornent le portail de la façade nord. A partir de la Révolution, de nombreux propriétaires se succédèrent. Les CARRERE, descendants de la seconde épouse du dernier Baron le garderont durant une grande partie du XIX° siècle.

Leur histoire chaotique, émaillée de faillites, de revers de fortunes, les obligera à vendre les meubles pour tenter de sauver les murs.

En vain ! l’histoire aura raison du passé.

Une Princesse Polonaise, la famille de SUARES d’ALMEDA occuperont les lieux jusqu’ à la fin des années trente.

Durant la seconde guerre c’est l’Armée de l’Air qui prend possession des lieux, mais en novembre 1945 un incendie ravage une partie de la toiture du corps de logis, commence alors une longue période de décrépitude et de pillages.

La rénovation de la bâtisse, due à son actuel propriétaire a rendu à la belle demeure ses lettres de noblesse.

Rebâti selon les indications des précieux et rares baux à besognes retrouvés après la guerre, le château a retrouvé ses magnifiques voûtes gothiques, ses assises en cul de lampe et ses animaux héraldiques ont repris leur place sur les glacis de pierre au fronton des fenêtres à meneaux.

Sculptée sur le tablier du pont de la façade sud, la salamandre, emblème de François I° veille encore sur la demeure depuis le XIV° siècle.