Canicule, fortes chaleurs : adoptez les bons réflexes!

Les précautions à prendre :

  • maintenez votre logement frais (fermez fenêtres et volets la journée, ouvrez-les le soir et la nuit s’il fait plus frais) ;
  • buvez régulièrement et fréquemment de l’eau sans attendre d’avoir soif ;
  • rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps (au moins le visage et les avants bras) plusieurs fois par jour ;
  • passez si possible 2 à 3 heures par jour dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque municipale, supermarché…) ;
  • évitez de sortir aux heures les plus chaudes et de pratiquer une activité physique ;
  • pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches et dès que nécessaire, osez demander de l’aide.

Les personnes vulnérables :

Les personnes âgées constituent une population particulièrement vulnérable. Comme elles transpirent moins, leur organisme régule moins bien la température corporelle. La température de leur corps peut augmenter : elles risquent alors l’hyperthermie ou « coup de chaleur ».
Il est donc très important qu’elles se protégent au maximum de la chaleur et, pour abaisser leur température corporelle, qu’elles se mouillent régulièrement le corps, en assurant une légère ventilation (éventail, ventilateur…). Elles peuvent par exemple s’appliquer des linges ou un gant humide(s) sur le visage, les bras, le cou, se vaporiser de l’eau sur le visage… Il est également recommandé de ne pas sortir aux heures les plus chaudes, de passer plusieurs heures par jour dans un endroit frais ou climatisé et de maintenir la maison à l’abri de la chaleur, notamment en fermant les volets.

Une personne âgée doit boire environ 1,5 L d’eau par jour, c’est-à-dire environ la quantité d’eau qu’elle est en mesure d’éliminer par la transpiration notamment. Elle doit aussi continuer à manger suffisamment (si besoin en fractionnant les repas) même si l’appétit peut être diminué, afin d’apporter les sels minéraux nécessaires à l’organisme. Lorsqu’une personne âgée boit beaucoup d’eau (davantage d’eau que l’organisme est en mesure d’éliminer), sans manger suffisamment, les sels minéraux se « diluent » dans l’organisme. La personne s’expose alors au risque d’hyponatrémie (diminution de la concentration de sel de sodium dans le sang) pouvant occasionner des troubles de la conscience, des nausées, des vomissements, des crises convulsives, etc.

Les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes s’exposent aussi au risque de la déshydratation car ils transpirent beaucoup pour maintenir leur corps à la bonne température. Pour y remédier, ils doivent boire abondamment surtout de l’eau ou des boissons non alcoolisées (le surplus d’eau sera éliminé) et rester le moins possible exposés à la chaleur. *

Il convient également d’éviter les efforts physiques intenses, de ne pas rester en plein soleil et de maintenir sa maison à l’abri de la chaleur.

Bien évidemment, il ne faut jamais laisser un enfant seul dans un véhicule. On pensera également à lui donner régulièrement à boire lors des trajets en voiture.

Jeunes ou moins jeunes, l’élévation de la température extérieure peut également être la cause d’effets indirects sur notre santé. Dans certains cas, les fortes chaleurs peuvent conduire à l’aggravation brutale d’une maladie déjà existante ou d’un état de santé globalement fragile, voire entraîner le décès.

Enfin, en cas de forte chaleur, la posologie de certains médicaments doit être adaptée, il est conseillé d’en parler à son médecin ou à son pharmacien.

Pour plus d’informations, le Ministère de la santé et des sports et l’Inpes ont ouvert depuis le 1er juin le numéro vert Canicule Info Service : 0 800 06 66 66, ainsi que le site www.sante.gouv.fr/canicule.

Petit mémo des signes d’alerte de déshydratation chez la personne âgée.

Modification du comportement habituel, grande faiblesse, grande fatigue, difficulté inhabituelle à se déplacer.
Maux de tête, étourdissements, vertiges, troubles de la conscience, voire convulsions.
Nausées, vomissements, diarrhée, soif.
Crampes musculaires.
Température corporelle élevée (supérieure à 38,5°C).
Agitation nocturne inhabituelle.

Sources : www.inpes.sante.fr